JE M'INFORME
La sexualité
La sexualité est une composante innée de l’être humain. Dès la naissance, la personne est sexuée et le demeura tout au long de sa vie. Que la personne ait une sexualité active ou pas ne change pas le fait qu’elle est sexuelle. La façon dont la personne choisit de vivre sa sexualité dépend de ses croyances, ses valeurs, ses expériences, son entourage, ses désirs et ses besoins. Evidement, il y a plusieurs éléments qui rentrent en ligne de compte et consciemment ou inconsciemment, des décisions sont prises.
Alors, comment faire des choix éclairés? Comment augmenter les chances de prendre des décisions saines et sauves? Comment se sentir bien dans sa sexualité?
Voici quelques questions qu’une personne peut se demander :
- Quelles sont mes valeurs à propos de la sexualité, les relations amoureuses?
- Est-ce que je le fait pour moi-même?
- Est-ce que je me sens dépêchée par mon amoureux (se), par la situation, ou par moi-même?
- Mon corps est-il prêt? Est-ce que je ressens de l’excitation, du désir? Suis-je stimulée?
- Est-ce que je fais confiance à l’autre? Puis-je lui parler de comment je me sens?
- Je me sentirais à l’aise de dire « non », même à la dernière minute?
- Avions-nous prévu des moyens pour nous protéger de la grossesse ou d’ITS?
- Comment je me sentirai suite à la relation sexuelle?
Les questions ci-dessus peuvent vous amener à réfléchir sur certains principes de base et devraient être songées par tout le monde qui embarque dans une relation sexuelle. Maintenant, rajoutons quelques pistes de réflexion de plus pour les personnes qui souffrent de trouble alimentaire.
- De quelle façon mon trouble alimentaire influencera la relation amoureuse?
- De quelle façon mon trouble alimentaire influencera la relation sexuelle?
- Est-ce que j’ai parlé de mon trouble alimentaire avec mon/ma partenaire?
- Si non, quel est l’impact d’un tel secret dans une relation?
- Est-ce que le trouble alimentaire m’empêche d’avoir une relation amoureuse, une relation sexuelle?
- Quel est le lien entre mon trouble alimentaire et ma sexualité?
Il y a un grand nombre de personnes souffrant d’un trouble alimentaire qui se reconnaissent dans une sexualité moins saine et moins épanouie que ce qu’elles souhaiteraient. Souvent, elles rapportent des sentiments de culpabilité, de honte, et surtout de frustration. D’où proviennent ses émotions? Pourquoi se sentent-elles frustrées? C’est en se posant des questions qu’elles peuvent réfléchir et comprendre pourquoi elles se sentent rarement comblées suivant une relation sexuelle. Elles doivent porter plus d’attention à leurs motifs préalables à la relation. Qu’est ce qui a mené à la relation? Pour combler les besoins, c’est important de les identifier. En se posant plein de questions on réfléchit, et ces réflexions entrainent une meilleure connaissance de soi ainsi qu’une meilleure maitrise de soi. Par conséquent, on augmente la possibilité de vivre davantage de satisfaction sexuelle.
Quelques faits intéressants, saviez-vous que :
- Les ados se tournent surtout envers leurs parents pour obtenir des informations liées à l’éducation sexuelle.
- La principale source d’informations à propos des moyens de contraception, la puberté, le VIH est l’école.
- L’âge moyen de première relation sexuelle est de 16.5 ans, autant chez les garçons que chez les filles.
- Le nombre de jeunes ayant eu des relations sexuelles n’a pas augmenté depuis des années (comparant le pourcentage de 1988 et celui de 2002).
- La tendance chez les gars et les filles qui sont sexuellement actifs est d’avoir moins de partenaires.
- Le taux de grossesse à l’adolescence en 2002 était inferieur à celui de 1992, il y a eu une décroissance constante.
- Il y a plus de 25 classifications d’ITS.
- Certains ITS peuvent mener à l’infertilité, à un avortement spontané, le cancer et la mort.
- Il y a un plus grand nombre de jeunes âgés de 20-24 ans (44%) qui rapportent avoir eu des relations sexuelles sans le port du condom que les jeunes de 18-19 ans (33%) et que les jeunes de 15-17 ans (22%).
- Le nombre de filles qui rapporte ne pas utiliser de condom lors des relations sexuelles est plus élevé que le nombre de gars : 51% des filles 15-19 ans, 53% des filles de 20-24 ans comparativement à 29% des gars 15-19 ans, et 44% des gars de 20-24 ans.













